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7th
China Huhhot
International
Folk Art Festival
nous dit : Hohhot
(chinois : 呼和浩特 ; pinyin : Hūhéhàotè), occasionnellement écrit
Huhehot, est la capitale de la région autonome de
Mongolie-Intérieure de la République populaire de Chine
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Participants :
Ensemble Folklorique
de Roissy
en Brie
et
Hora
représentant la Gascogne |
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La nouvelle
tombe : Nous avons la possibilité de postuler pour représenter
la France au festival de folklore de Huhehaote (prononcer
Rurerote avec un R comme la "jota" Espagnole)… C’est où, ça ???
En CHINE… la capitale de la MONGOLIE INTERIEURE… Soit…
Les danseurs
et musiciens ayant déjà vécu une expérience semblable au
festival du tourisme de SHANGHAI en 2008 (voir précédent
compte-rendu sur le sujet) n’ont qu’une envie : repartir !!!
Leur enthousiasme étant communicatif… d’autres ne demandent qu’à
rejoindre les "voyageurs". Y’a plus qu’à…
LA MISE
EN REPETITION
Avant de nous
engager, il nous paraît toutefois capital de connaître le cahier
des charges... C’est la moindre des choses…
Les seules
infos seront que nous partirons sous mandat de la F.N.F.F.
certes, mais aussi du C.I.O.F.F. (Comité International
Organisateur des Festivals de Folklore) ; qu’on nous demandera
un défilé et des prestations d’environ ½ h… Un peu succinct
comme info…
On part donc
à la pêche sur Internet… Et… ce qu’on y trouve fait peur…
Vraiment !!!
Tout d’abord,
le C.I.O.F.F. gère ce qui se fait de mieux dans le folklore
mondial, et les exigences en matière de tenue, de prestations,
de programme, sont draconiennes. Ceux d’entre nous qui
fréquentent les différents festivals d’été en France ont une
petite idée de ce qu’on va nous demander… Serons-nous à la
hauteur ? Notre modestie naturelle ainsi qu’un certain sens de
la réalité nous laisse supposer que non… à moins d’y mettre le
prix… A moins de nous en donner les moyens et de travailler,
travailler, travailler… Soit.
Ensuite… les
photos du festival de Huhehaote trouvées ici et là, sur Internet
: Des espaces scéniques grandioses, et un public innombrable…
Classé dans le "top 10" des festivals Chinois… Soit…
Pour le cas
ou certains n’auraient été motivés que par la partie
touristique, ils prennent brutalement conscience qu’il va
falloir "se gagner le bol de riz"…
Les 4 mois
qui vont précéder notre départ vont donc être mis à profit pour
concocter un
programme solide et modulable (40 mn ; 17 danses différentes
enchaînées sur un rythme soutenu), à raison de 3 répétitions par
semaine… jusqu’à saturation… |
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Un gros
souci : La veille du départ, Michelle (musicienne) ne pourra pas
partir… Emotionnellement… nous en serons tous bouleversés, et
tous nos spectacles lui seront dédiés… Concrètement… nous
partirons avec un unique musicien (…juste un peu stressé ?...)
En prévision d’un accident (notre expérience de Shanghai porté
ses fruits…) un C.D. du programme avait été enregistré…
N.B. : De
tous les groupes présents, le nôtre sera le seul qui dansera la
totalité de son programme en son direct…
LE
VOYAGE – LA REGION
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Nous voilà
donc gonflés à bloc à Roissy Charles de Gaule où notre voyage
commencera par l’arrosage au Champagne du BAC de Florian (notre
plus jeune danseur…) et puis, vogue la galère pour 11h d’avion. |
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Une
journée époustouflante de tourisme à Beijing, puis départ
en autobus (8 heures) pour Huhehaote.
Ce voyage
nous permettra de découvrir un visage de la Chine que nous
étions bien loin d’imaginer : Au milieu d’une immense région
dépeuplée, une autoroute en construction perpétuelle, des mines
de charbon, des centrales thermiques, des champs d’éoliennes,
une voie de chemin de fer sur laquelle circulent des trains
interminables. Des norias de camions.
Un immense plateau à 1000m d’altitude, des villages
dépeuplés en briques de terre crue et torchis, des champs
immenses cultivés en petites parcelles, comme des jardins, une
reconversion dans la culture du maïs, grâce à de gros efforts
d’irrigation. Une capitale (Huhehaote) ultra moderne en
construction (très "tape à l’œil"), et en voie de peuplement. La
circulation : Des véhicules allant de l’automobile la plus
moderne aux charrettes tirées par des ânes en passant par une
multitude de triporteurs chargés de marchandises hétéroclites et
des vélos électriques qui ont fait l’admiration de nos
cyclistes.
Bref,
l’impression d’une région très contrastée, qui sort du
moyen-âge, qui est en voie de modernisation au prix de très gros
efforts, et où tout est en marche vers un nouvel essor
touristique et agricole (autour de ses quatre pôles porteurs :
l’énergie, les traditions Mongoles, le lait et le maïs).
TOURISME…
N.B. : Nous
ne développerons pas ici la partie touristique, toutefois et
pour information : en complément de notre "tournée", et sur
proposition des organisateurs, nous avons prolongé (à nos frais)
notre séjour par deux jours de tourisme à Beijing (Pékin) où
nous avons découvert les merveilles de la chine historique : le
temple du ciel, les hutongs, le bateau de marbre, la place Tien
an Men & la cité interdite, et enfin, la muraille de Chine + un
aller en autobus et un retour en train couchette, ma foi, très
instructifs. C’était l’indispensable complément à notre aventure
humaine vécue lors du festival.
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Le groupe à Beijing |

nos copines de Hong Kong |

nos copines de kong kong & Jakarta |
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A Huhehaote,
le festival a été agrémenté par des visites organisées sur notre
temps libre. A savoir : La pagode blanche, le temple des 5
pagodes, le palais, le musée de Mongolie.
Curieux,
marrant, impressionnant de finesse, de beauté,
de gigantisme, de raffinement ; culturellement riche et
très intéressant.
Au musée,
nous nous initierons à l’histoire de la Mongolie, depuis la
préhistoire jusqu’aux temps modernes.
Nous ferons
également une excursion dans le tout nouveau parc d’attraction
Mongol (tout est prêt pour accueillir le touriste) où nous
aurons droit à une démonstration de lutte, à un spectacle
équestre, à la sieste sous la yourte, mais aussi, à un
inoubliable et succulent méchoui Mongol !!!
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LA
PARTIE ARTISTIQUE
L’ouverture du festival
Rassemblement
de tous les groupes devant le stade… Une multitude de
participants (400 artistes)… venus de France (…nous…), Roumanie,
Slovaquie, Inde (les danseurs de Bollywood), Jakarta, Hong-Kong,
Taïwan, Huhehaote, Oulan-Bator, du Japon, et des Seychelles… Un
ensemble très coloré, joyeux, festif… Les groupes se découvrent,
s’observent du coin de l’œil, et finalement, communiquent,
échangent, s’intéressent, plaisantent, se prennent en photo,
dansent… Et tant pis (ou tant mieux) si on ne parle pas la même
langue… C’est ça, la magie de ces très grands rassemblements
internationaux sur un thème porteur…
A méditer.
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Nous
concernant, nous avons quelques atouts qui aident à
communiquer : Avec les Roumains et les Slovaques, nous sommes
les seuls Européens présents en ville… (Notre "type occidental"
étonne). Nous avons des sabots aux pieds… et nous buvons à la
régalade avec nos gourdes… Voilà quelques bonnes entrées en
matière. De plus, nos cheveux blancs font contraste avec la
jeunesse des deux groupes de Hong-Kong qui se composent de très
jeunes filles (- de 15 ans). Le courant de sympathie entre les
plus jeunes et les plus vieux sera quasi immédiat, et ces
"gamines", ainsi que les jeunes Indonésiennes ne nous lâcheront
plus, tant dans nos déplacements que dans nos prestations. Nous
aurons avec elles un public acquis et chaleureux… |
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Discours
d’ouverture… impressionnant. Les officiels y vont de leur
discours, de leurs congratulations, (le Chinois aime bien les
congratulations…) devant un parterre de 400 artistes et un
public très nombreux. Suivi de notre première prestation, fort
appréciée… (L’ordre alphabétique nous met en 2° position…),
puis, défilé (long long long… sous un soleil de plomb) puis
deuxième prestation aux pieds de Gengis Khan (… sa statue…) |
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Les
prestations en centre ville
Nous
apprenons à 22h que nos 3 passages sur scène ne devront durer
que 20 mn… Il nous faut donc improviser dans l’urgence, trancher
dans le vif, revoir tous les enchaînements… Cela ne peut se
faire sans quelques déceptions, quelques grincements de dents,
sans le sentiment d’avoir galéré en répétition pour rien, mais…
ça nous échappe… et la réussite est à ce prix : Nous ne
garderons que le meilleur, le plus "visuel" et "spectaculaire"
(11 danses sur les 17 du départ, et 20 mn au lieu de 40), ce qui
en fin de compte donnera une prestation très tonique qui
étonnera public et organisateurs...
Les nuits seront très agitées pour trouver les solutions
et digérer les amertumes…
Concrètement,
les troupes sont réparties en trois groupes qui tourneront et se
produiront en différents endroits. Il faudra donc adapter les
entrées et sorties aux conditions que nous découvrirons à notre
arrivée sur place…
A savoir :
·
une immense
"enclume de marbre" sur laquelle tape un soleil de plomb :
Quelques danseurs finiront écarlates et en apnée… et n’auront
pas à regretter que finalement, notre prestation ne dure que 20
mn…
·
une vieille estrade
(trampoline ?) en bois recouverte de moquette : La moquette
volera en morceaux et quelques planches ne tiendront pas le
choc… Le public était médusé, les organisateurs extrêmement
inquiets, quant aux danseurs… RAVIS !!! Quel moment de joie
intense !!! A vivre !
·
un théâtre très moderne
avec d’excellentes conditions (loges, plancher, sono, éclairage)
et… public de connaisseurs (+ "officiels" et les autres
groupes). On nous demandera de peaufiner ce dernier passage… On
se surpassera… Quel régal !!!
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Les
conditions difficiles (canicule + estrade branlante) joueront en
notre faveur, tant du côté du public que des autres groupes, que
des organisateurs (conquis par notre vitalité et notre bonne
humeur devant l’adversité)…
Le premier compliment tombe : "Vous devriez apprendre aux
autres groupes à s’adapter aux conditions de spectacle… Certains
ont refusé de danser à cause du soleil, d’autres ont rechigné
pour monter sur cette estrade… Nous avons apprécié votre sérieux
en répétition, vos prises rapides de décisions, et puis surtout,
vous vous adaptez à tout et vous gardez toujours votre
bonne humeur, malgré les difficultés. Bravo, vous êtes parmi les
meilleurs… Vous pouvez revenir quand vous voudrez…». Venant des
organisateurs et des représentants du C.I.O.F.F…. ça réchauffe…
Même sous la canicule…
Festival
de clôture
Une immense
estrade… Une multitude de projecteurs… Un public innombrable…
des écrans géants… une foule d’artistes émerveillés par le
gigantisme du site… des vedettes du show-biz Mongol, tous les
officiels, et 5 mn à tenir (le meilleur de notre prestation), +
un final avec tous les groupes sur scène devant
un public enthousiaste, chaleureux, qui est venu au
contact.
Que du
bonheur… Ah !!! Chanter le "SE CANTO" si
loin de chez soi, à la fin de chaque prestation… Nous
avions la larme à l’œil, et la fierté d’avoir amené notre
modeste formation sur de telles scènes… sans avoir à rougir de
la confrontation avec
des groupes prestigieux.
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Sur l’air de
"Voulez-vous un dernier verre de Rhum ou une dernière
cigarette ?", Alain JACOB nous avait donné pour ultime consigne
avant d’embarquer : "Surtout, soyez détendus et souriants"… Pari
gagné ! Contrat rempli !
Nous aurons
apporté la preuve aux dirigeants du CIOFF qu’un groupe
résolument TRAD, respectueux des musiques et danses collectées
sur le terrain, plus attaché à la transmission d’une culture
qu’à la production d’un spectacle purement artistique et visuel
peut mettre ses
convictions en valeur et enchaîner des danses de terroir sans
engendrer la monotonie.
LES
"HONNEURS"
Le Chinois
est très sensible aux honneurs… Une réception aura lieu à la
Mairie de Huhehaote, où des échanges de politesses et de cadeaux
de bienvenue aura lieu… autour d’un cocktail que l’on a supposé
bien arrosé, compte tenu de la bonne humeur de notre "Lin Dao" (chief
leader) à son retour…
LE
SPECTACLE CHINOIS
En marge du
festival, nous avons été conviés à assister à un spectacle
typiquement Chinois alliant modernité et tradition… donné au "Huhehaote
stadium". Nous en retiendrons le gigantisme de la mise en scène,
de l’espace scénique et des écrans, la débauche de matériel,
mais surtout… le feu d’artifice… Waouuuuuu !!!… Quelle
merveille… Nous avons eu l’impression de nous trouver non pas
devant un feu d’artifice mais… à l’intérieur !!! Une féérie.
Grandiose ! Intérieurement prenant ! Terriblement
impressionnant ! Inoubliable. Il faut avoir vécu ça…
LA
SECURITE
Notre
sécurité sera assurée en permanence par des policiers qui
prendront tous les risques pour sécuriser la circulation des
convois. Des as de la route dont la technique et l’audace
frisent l’acrobatie… Impressionnant !!!
Ils assureront également notre sécurité lors de tous nos
déplacements en ville, au milieu de la foule. Etait-ce
justifié ? Nous n’avons rencontré de la part du public que des
sourires bienveillants et curieux, mais notre sécurité était une
priorité pour les organisateurs, et il faut les en remercier.
Nous
sympathiserons bien avec nos policiers et gardes du corps…
autour de leur boisson traditionnelle : un alcool de maïs
qui n’affiche pas moins de 62°… Dur dur… mais il fallait bien ça
pour nous protéger… de la mélancolie…
LES
CONSEILS / LES CRITIQUES
De toute
expérience, il faut savoir tirer la leçon… Pour le cas ou
l’expérience se renouvellerait avec d’autres groupes de la
fédération, ou…
vers d’autres destinations…
voilà ce que nous aurions aimé savoir avant de partir, et
les difficultés que nous avons rencontrées pour ne l’avoir pas
bien maîtrisé sur place.
·
Le cahier des
charges… C’est vraiment LE point indispensable à traiter avant
le départ (et… avant même le dépôt de candidature…): tant pour
la préparation que pour la qualité des prestations que pour la
bonne santé (et la bonne humeur) des groupes… L’improvisation et
les nécessaires aménagements au pied levé, auront un peu gâché
l’ambiance, tant les adaptations et renoncements auront été
nombreux... Dommage. Une préparation plus serrée aurait évité
des flottements, et permis de focaliser l’énergie sur des
détails chorégraphiques plus "pointus".
·
Le matériel :
Une malle aurait été la bienvenue pour emmener un supplément de
costumes, instruments, et accessoires.
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Les
conditions matérielles sur place : Se retrouver dans un pays
étranger sans un sou… avec de réelles difficultés pour trouver
un bureau de change, dans la quasi impossibilité d’échanger sa
monnaie pour faire
face aux urgences du moment… A prévoir absolument par les
accompagnateurs dès la descente d’avion. Cela aura été LE point
noir d’une organisation irréprochable par ailleurs.
·
La préalable
mise en condition physique de tous les membres du groupe : Il
faut savoir que les conditions climatiques, gastronomiques,
physiques, morales, sont très dures… Chaleur, humidité,
nourriture exotique, répétitions, prestations, nuits courtes,
conditions de transport, adaptation à tout… Il faut en être
prévenu, conscient, et s’y être préparé. Ce n’est pas QUE du
tourisme : Il faut être physiquement "affuté", et être
mentalement préparé à TOUT remettre en cause pour réaliser un
objectif commun : faire avancer le groupe, et rendre au final
une prestation à la hauteur de l’accueil.
EN
CONCLUSION
QUE DU
BONHEUR !!!
Nous savions
avant de partir que nous devrions
"gagner durement notre bol de riz"…
Donc, quelle
récompense, le soir de la dernière, de voir (au travers de
quelques larmes à l’œil) tous ces sourires épanouis !!! Quelle
fierté de pouvoir se dire : «On y est arrivé ! On l’a fait !»…
Et la
récompense aura été à la hauteur des efforts accomplis tout au
long de la préparation et de notre bonne volonté à nous adapter.
Aurait-elle été moins belle si les efforts n’avaient pas été
consentis ? Si tout s’était réalisé sur nos petits acquis, sur
nos endormissements, sans préparation spécifique,
et dans une illusoire facilité ? A chacun d’en juger...
Quoi qu’il en soit, ce bol de riz là aura eu le goût de l’effort
et aura été apprécié à sa juste valeur par tous ceux qui auront
consenti à "galérer" de bon cœur et pourront se dire : J’Y
ETAIS…
Un grand
merci à Annie, Brigitte, Christiane, Claudine, Geneviève,
Josette, Marie, Marie-Claude, Sonia, Alain, Claude, Florian,
Jean-Louis, Laurent, Michel, Thierry et Vincent.… sans oublier
Michelle (dont l’absence aura été ô combien présente tout au
long de nos prestations…)
ET
APRES ???
…Quand
est-ce qu’on repart ?
Alain AUDOUY
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