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Le Collectif des Fédérations Nationales des Arts et Traditions Populaires


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Festivals en Chine 2006

 

Festival de Shanghai

Auvergne
La Catinou
La Bourrée des Volcans (FAFN)
La Bourrée Montagnarde (FNFF)
Lou Padelou (FNFF)
La Yoyette (FNFF)

Normandie
Blaudes et Coeffes (FNFF)

SHANGHAI

13 au 20 Septembre 2006

Mercredi 13 septembre 2006

Shanghai, nous y voilà !

Alain et Gérard distribuent les billets et les casquettes bleues « Ronde de France » qui nous permettront de nous repérer dans la foule humaine de Shanghai.

Puis c’est l’enregistrement des bagages et nous attendons le départ devant la porte 33. Aiming Picard part avec nous.

L’avion d’Air China est à l’heure et nous embarquons dans un joli petit ballet de places échangées car nous sommes disséminés un peu partout (si tu viens ici, moi je vais à ta place). Et c’est le décollage à 19h40

Jeudi 14 Septembre 2006

Nous descendons sur Shanghai où nous atterrissons en douceur après quelques turbulences aériennes. Il est environ 13h30 heure locale.

L’aéroport international de Pudong a moins de dix ans et continue à s’agrandir.

Deux guides chinois vont nous accompagner : Jacques Fu et son jeune adjoint Vivian.

Nous allons vers notre hôtel qui se trouve en ville à une quarantaine de kilomètres.

Premier choc visuel des avenues monumentales, des buildings délirants de 30 à 80 étages pour certains, des échangeurs sur cinq niveaux. On croise le train « magnétique » qui file sur un rail spécial et peut atteindre 430 km/h en pleine vitesse ! Il relie l’aéroport au centre ville en 7 minutes.

Nous arrivons à notre hôtel « Windsor Evergreen » où une pancarte avec lettres rouges proclame « soyez le bienvenue aux amis français pour la participation du festival touristique à Shanghai 2006 ».

En dix ans, Shanghai est entrée dans une modernité galopante et un peu inquiétante quelque part…

Le repas au restaurant est très correct avec son traditionnel plateau tournant où les serveuses apportent sans arrêt les plats remplis de saveurs diverses, parfois étonnantes pour nos palais occidentaux. Nous arrosons le tout avec la bière chinoise « Tsin Tao » toujours excellente ou le thé.

Vendredi 15 Septembre 2006

Nous partons à 7h30 en car pour 1h30 de trajet environ en direction de Suzhou. Jacques n’est malheureusement pas avec nous ce matin, Aiming nous accompagne.

La ville de Suzhou est très ancienne (6ème siècle de notre ère). Marco Polo y séjourna et y découvrit l’élevage des vers à soie qui faisait la richesse de la ville.

Nous allons nous promener une bonne heure dans un jardin dit de « l’Humble Administrator », jardin privé qui appartenait à un haut fonctionnaire de la Cour Impériale. C’est un lieu verdoyant, rempli de pagodes aux toits vernissés, de petits ponts de pierre, de lacs miniatures grouillant de carpes énormes et de poissons rouges.

Il y a aussi une magnifique collection de Bonsaïs qui, comme Jacques nous l’apprendra, ont été créés par les Chinois et non par les Japonais.

Nous allons ensuite visiter une fabrique de soie où plusieurs d’entre nous commencent à dépenser leurs yuans allègrement. Au milieu du bruit des machines, de la vapeur et des gestes répétitifs, les ouvrières créent des merveilles de beauté et de douceur.

Malgré un crachin persistant, nous nous promenons à travers les ruelles remplies de petits commerces garnis de lanternes rouges en papier.

La ville est traversée par un nombre impressionnant de canaux qu’enjambent de multiples ponts en dos d’âne. Ce qui la fait nommer « Venise de l’Orient ».

Perchés sur une estrade tout en hauteur quatre musiciens jouent un air acidulé et nasillard sur leurs instruments traditionnels.

Les sonnettes des vélos nous avertissent d’avoir à nous ranger en permanence et nous manquons de nous perdre dans le dédale des ruelles, véritable labyrinthe de maisons basses, de carrefours, de courettes sombres aux odeurs…typiques.

A 20h30 nous partons pour gagner tout d’abord une vaste école où nous attendons dans une salle de classe l’heure de rejoindre le lieu de départ du défilé. Nous sommes debouts…Autour de nous c’est un déploiement de chars chatoyants et fleuris ; nous sommes dépassés par des poupées géantes et pittoresques actionnées par un homme caché à l’intérieur.

Nous attendons notre tour, fourmis au fond d’une rue bordée des deux côtés de gratte-ciel dont les sommets semblent se rejoindre très haut au dessus de nous. Nous démarrons enfin. Il est environ 1 heure du matin.

Devant la tribune officielle, nous passons en couples les uns derrière les autres en exécutant notre polka piquée mais le cortège étant trop long, il nous est demandé de le réduire. On nous ramène donc au point de départ pour un second passage et nous refaisons alors le même parcours, alignés par quatre et cette fois, c’est bon. Morts de fatigue, nous regagnons enfin notre car puis l’hôtel où l’écroulement est général.

Samedi 16 Septembre 2006

Nous répétons les enchaînements devant l’hôtel sous l’œil curieux de quelques clients chinois.

La Bourrée des Volcans passe en premier, Blaudes et Coëffes enchaîne sur la polka piquée et la Yoyette entrera sur « Pique là ma Grand-mère » qui sera la danse de sortie de Blaudes et Coëffes. Nous terminerons sur la Marche des Cabrettaires en nous présentant par deux, puis quatre, puis huit, suivis des huit musiciens.

Nous nous retrouvons de nouveau à l’école vers 16h mais cette fois avec tous les groupes qui vont défiler.

C’est alors une explosion de couleurs, de langages, de musiques. Il y a là représentés (et j’en oublie) l’Australie, le Japon, le Mexique, la Malaisie, Macao, le Népal, la Suisse, la Finlande, une ethnie chinoise dont les toutes jeunes filles ont des robes bariolées recouvertes de plaques d’argent et portent d’immenses tiares du même métal, la Mongolie, Taïwan, la Thaïlande, un Bagad breton fait résonner ses binious et bombardes, une équipe de joyeux lurons de Bagneux est habillée en « bébés roses » et on ne sait plus où donner du camescope et des appareils photos.

Vers 18h, nous partons pour nous rendre au point de départ. Nous allons attendre 20h30 pour démarrer. Nous tuons le temps en prenant des photos et en dansant toutes nationalités mélangées.

A côté de nous, les Malais font une démonstration d’acrobatie. Grimpé sur les épaules d’un collègue, un Malais attrape soit sur la tête ou sur les lèvres la hampe d’un immense drapeau lancé par un autre participant d’une distance de 5 à 6 mètres.

Plus loin les Finlandaises font aussi un tabac…Costumées (si l’on peut dire) en danseuses orientales, elles exécutent des danses assez suggestives à la grande satisfaction des spectateurs masculins, toutes nationalités confondues… Mao doit se retourner dans sa tombe !

20h30 enfin, il fait très doux et les conditions sont idéales pour le défilé.

Une fusée multicolore éclate dans le ciel pour marquer son départ.

Nous sommes parmi les derniers groupes à passer et pour nous, l’attente continue encore un moment.

Ca y est nous partons. Bien alignés sur deux colonnes, nous arrivons sur l’immense avenue pour découvrir un océan humain. Retenues par des policiers, 5 à 6 rangées de spectateurs nous acclament, nous sourient, nous font des signes, les flashes crépitent. Il doit y avoir là 600 à 700.000 personnes ! Une fabuleuse expérience car retrouver un tel public ne se reproduira pas de sitôt.

Nous exécutons notre polka piquée devant la tribune officielle du mieux possible, car entre les vivats, la speakrine qui hurle en chinois dans le micro et nos musiciens perdus en tête de notre cortège, on a du mal à entendre la musique.

Nous allons répéter ce passage trois ou quatre fois le long de l’avenue en soulevant toujours le même enthousiasme. Nous ferons ainsi 4km environ en trois quarts d’heure et terminerons notre défilé, encerclés par la foule qui a envahi la chaussée pour nous serrer les mains.

De retour à l’hôtel aux alentours de 23 heures, nous dégustons hamburgers et coca cola préparés pour nous. Tout le monde trouve ça bon…Comme quoi !

Dimanche 17 Septembre 2006

Vers 9h30, les groupes répètent séparément le spectacle prévu tantôt sur scène.

Nous partons ensuite vers le Bund et la Tour appelée « Perle de l’Orient ». C’est la Tour Eiffel de Shanghai. Elle culmine à 458 mètres et est pour l’instant la plus haute de Chine. Elle se compose de deux boules géantes et du module spatial (à 350 mètres) reliés par une double colonne et repose sur quatre pieds raccordés entre eux.

Nous prenons une photo de groupe et pénétrons dans l’immense hall garni de vues de plusieurs capitales du monde dont Paris avec le Louvre.

Nos trois groupes donnent alors le spectacle prévu sur un podium garni de micros. Tout se passe bien avec toujours autant de curiosité de la part des spectateurs qui se pressent sans relâche pour être photographiés en notre compagnie.

Nous nous dirigeons vers l’ascenseur pour monter à 263 mètres à l’espace panoramique. Fa bu leux ! tout Shanghai à nos pieds, le fleuve Huangpu en bas comme un ruban d’argent, les buildings à perte de vue, à couper le souffle !

Nous restons une petite heure à nous balader dans cet espace, à être mitraillés de tous côtés avec les familles chinoises, à faire quelques achats divers.

Quand nous redescendons, c’est pour voir partir en taxi nos deux présidentes Gisèle et Cyprienne, invitées à un dîner officiel.

Mais l’embarquement de notre Cyprienne avec sa coiffe dans cet espace étroit a quelque chose d’épique ! Obligée de se coucher pratiquement sur la banquette, engoncée dans ses jupons, secouée de fous rires, on se demande si elle va arriver à bon port, de même que Gisèle.

Elle nous confiera au retour n’avoir rien vu de la route malgré les intéressantes explications de Vivian disant : « Ah regardez ici, oh regardez là bas » !

De retour ensuite à l’hôtel, nous récupérons nos présidentes « entières » dont le dîner a été officiel mais rapide.

Lundi 18 Septembre 2006

Costumés, nous partons de l’hôtel à 9h45 pour gagner la grande voie piétonne de Shanghai : la rue de Nankin ou Nanjing Road ou Nanjing Dong Lu, longue de 1km300.

Nous y refaisons notre défilé avec polka piquée, encadrés par un policier tous les 5 mètres car la foule est dense dans ce quartier d’affaires et commerçant.

Cet après midi est consacré au tourisme.

Notre car, avec les costumes de folklore pendus le long de l’allée, a tout de la roulotte de comédiens ambulants et les yeux écarquillés de stupeur des automobilistes que nous croisons offrent un spectacle réjouissant.

Nous nous rendons tout d’abord avec Jacques au jardin du Mandarin Hu. Vieux de 400 ans, il regorge de pavillons aux murs laqués et aux noms poétiques comme « Pavillon du Poisson Heureux », « Chambre des dix mille Fleurs », « Pavillon de la Douceur », « De la Toute Beauté », de lacs où poussent des nénuphars et où frétillent des centaines de poissons et où un pont de marbre blanc zigzague vers la sortie.

Du temps de ce haut personnage, ce lieu était un havre de paix et de méditation, difficile à trouver aujourd’hui avec la foule qui y déambule mais la beauté est toujours là.

Nous allons ensuite, sous la conduite de Jacques, dans le vieux quartier de Shanghai, miraculeusement et « touristiquement » conservé au milieu des tours. Néanmoins, il est toujours habité et de nombreuses maisons sont en restauration « à l’ancienne ».

Il fourmille, bien sûr, de magasins de soieries, perles, souvenirs divers, vêtements, éventails, sacs etc… Nous nous y promenons un moment en assistant à la dispute de deux Papy nécessiteux qui récupèrent les bouteilles et les bouchons plastiques des boissons pour les revendre pour le recyclage contre un ou deux yuans.

Le contraste est frappant entre une nouvelle classe aisée de « golden boys » roulant en Mercedes, Buick ou Chevrolet et les traditionnelles charrettes à bras et autres véhicules des gens pauvres.

Jacques nous a d’ailleurs dit que les nouveaux buildings sont occupés à la moitié de leur capacité, les prix d’achat ou de location étant exorbitants.

Nous finissons notre balade sur le Bund, l’avenue qui longe le fleuve et qui était un haut lieu du commerce dans les années 1930. De cette époque restent entre autres la maison des douanes avec son horloge style Big Ben et l’immeuble de la Hong Kong et Shanghai Bank avec son dôme qui le coiffe.

Le soleil couchant se reflète dans les vitres des multiples tours ; les néons et lumières changeantes envahissent bientôt toutes les façades en un arc en ciel chatoyant.

Il fait très doux et nous restons un bon moment à savourer ce spectacle et à regarder les gens se promener en famille ou en amoureux dans ce lieu toujours populaire.

Mardi 19 septembre

Dernier jour à Shanghai. Que le temps passe vite !

Nous partons habillés vers 10 heures pour une dernière prestation qui se déroule dans un jardin comportant un théâtre en plein air avec gradins et scène en contrebas recouverte d’un tapis rouge.

Nous emportons à nouveau nos habits civils pour nous changer sur place.

Quand nous arrivons, ce sont les petites Australiennes qui font une démonstration de danses modernes musclées… sur une musique tout aussi endiablée.

Evidemment, notre spectacle est très différent du leur mais nous avons droit au tapis rouge et nos danses sont néanmoins bien appréciées du public. Contrat rempli !!

Nous nous rhabillons dans une joyeuse pagaille dans le vestiaire laissé à notre disposition et partons déjeuner dans un restaurant Mongol après un tour dans leur magasin de souvenirs où nous voyons des cachemires superbes mais tout de même chers pour nos bourses.

Nous attend là une expérience culinaire assez insolite sous la forme de la « Marmite Mongole ». Nous devons tout d’abord choisir une sélection de viandes et de légumes crus que nous apportons vers une sorte de cage de verre où trois cuisiniers attrapent nos bols et assiettes, répandent les denrées sur de larges plaques chauffantes rondes, les tournent et retournent avec de longues et minces pelles, les reflanquent dans les bols et nous rendent le tout à travers les guichets dans une envolée magistrale de la main. On pourrait appeler cela une cuisine d’enfer mais le résultat, bien que douteux à la vue, n’est pas trop mauvais. Comme dessert, nous avons la traditionnelle pastèque mais aussi des gâteaux secs genre sablés très bons.

Jacques nous emmène sur la place du Peuple, espace politique et culturel au cœur de la ville avec la Mairie, le Grand Théâtre, le Musée, le Centre des Expositions (où dans une salle de 1000m² est représentée en maquette la ville de Shanghai et ses 6000 tours) et une fontaine au milieu du large square verdoyant qui abrite aussi une station de métro.

Nous allons ensuite visiter le Temple du Bouddha de Jade, aux murs jaune safran où, quand nous arrivons les Bonzes sont en prière.

A notre grand étonnement, ils se laissent photographier sans protester. Beaucoup sont très jeunes.

Ils vénèrent dans cette salle trois statues en bois doré de Bouddha à trois période de sa vie, à grand renfort d’encens et de chants. Il y a aussi d’autres statues de rois à l’air féroce, de sages et, de l’autre côté de la salle, un Bouddha féminisé, car les dames chinoises s’étant plaintes de ne pas avoir de divinité personnelle à vénérer avaient fini par obtenir satisfaction avec la création de cette statue.

Jacques nous explique un bon nombre de détails sur cette religion et nous montons ensuite dans une salle où se trouve la merveille du lieu : un Bouddha de jade de deux mètres de haut sculpté dans un seul bloc de jade pur, si pur qu’il a des reflets de lait et une transparence extraordinaire. Ce Bouddha assis pèserait une tonne.

Puis nous passons dans une salle où l’on va nous faire goûter différents thés aux multiples vertus curatives. On va se laisser faire en achetant plusieurs paquets, la vente servant, paraît-il, à l’entretien du Temple.

Après cette visite, nous allons faire un tour dans le marché. Odeurs, couleurs, cris des marchands, étalages de fruits, de légumes, viviers de poissons et de crustacés, céréales et autres sortes de condiments étranges et de produits bizarres. Quant à l’hygiène…mais c’est la vraie Chine !

Notre dernier restaurant sera Thaïlandais avec accueil musical à l’entrée.

Il y a là une petite scène où quelques danseurs et danseuses vont se produire. Plusieurs d’entre nous sont invités à la danse des bambous où il faut passer, au rythme donné par des gens qui actionnent en cadence de longues tiges, par dessus ces dernières sans se faire coincer les chevilles (ce qui n’arrive jamais, les participants thaïlandais faisant attention à ce que personne ne se blesse).

C’est très « touriste », mais bien sympathique quand même, surtout que nous allons faire une démonstration d’une ou deux danses, chacun des groupes, et terminer par une gigouillette ravageuse menée tambour battant par tous nos musiciens dont Cyprienne à l’accordéon et Fanchon au micro. Les chinois en sont « babas » !

Jacques nous quittant ce soir (mais il viendra demain nous accompagner à l’aéroport), nous lui remettons nos cadeaux pour lui, Vivian et nos chauffeurs.

Cette équipe a été efficace, intéressante et attentive et nous lui devons un excellent séjour.

On nous a remis dans toutes nos chambres à l’hôtel un sac avec un tee shirt à l’effigie de Shanghai, un panda en peluche et un petit personnage aimanté.

Nous terminons la soirée tardivement dans le hall de l’hôtel par un pot collectif entre les trois groupes vraiment enchantés de ce voyage.

Nous avons la joie de voir passer les gens du Bagad Breton, les garçons vêtus en « bretonnes » et les filles en « bretons ». La coiffe bretonne surmontant un visage moustachu, la jupe arrivant au milieu des gambettes poilues et les filles flottant dans les vestes et les pantalons, c’est pas triste !!!

Allons, il faut aller préparer les bagages et tout de même dormir. Réveil demain matin à 6h15.

Mercredi 20 septembre

A 6h30, les valises fin prêtes sont déposées dans le couloir aux bons soins des bagagistes.

Un dernier bon petit déjeuner et nous quittons le Windsor Evergreen vers les 8 heures.

Malgré la circulation intensive et toujours aussi anarchique, nous arrivons à l’aéroport de Pudong vers les 9 heures.

Jacques est là qui prend nos passeports et va s’occuper de tous nos billets, puis de l’enregistrement des bagages sans que nous ayons le moindre souci à nous faire.

Nous faisons ensuite nos adieux à cet homme courtois, patient, efficace et cultivé que nous avons énormément apprécié.

Quelques derniers achats pour écluser nos derniers yuans et nous décollons pile poil à 11h40 pour douze heures de vol !

Ce deuxième voyage, différent de celui de Pékin et Yichang, que nous n’oublions pas pour autant, nous a encore apporté beaucoup de plaisir et de joie.

Nous avons enrichi un peu plus notre connaissance de cette Chine avec laquelle il faudra tant compter dans le futur.

Nous avons été reçus comme des princes, appréciés et acclamés.

Nous avons découvert que les Chinois, pris individuellement, savaient rire et avaient le sens de l’humour. Nous leur avons donné notre amitié car ce genre de rencontre est peut-être le moyen de rapprocher les peuples.

Nous ne voudrions pas terminer ce récit de voyage sans mentionner la bonne entente qui a régné entre l’Auvergne et la Normandie.

Merci encore à tous ceux qui nous ont permis de faire ce superbe et étonnant voyage au pays de l’Empire du Milieu.

Françoise MILLET, Christiane VINOT


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